Perdre ses urines hors des toilettes arrive à beaucoup d’hommes, et plus souvent avec l’âge.
Si cela vous arrive, vous vous demandez sans doute pourquoi, et s’il faut s’inquiéter. Cet article vous explique d’où viennent ces fuites, quels traitements existent et quand voir un urologue.
Pourquoi les hommes perdent-ils leurs urines ?
Le rôle de la prostate et de la vessie
La vessie stocke l’urine. Le sphincter ferme l’urètre, ce conduit qui l’évacue, et la retient entre deux passages aux toilettes. Chez l’homme, la prostate entoure le début de ce conduit.
Une perte involontaire d’urine hors des toilettes veut dire que ce système ne retient plus l’urine. Elle devient plus fréquente avec l’âge. Quand la prostate grossit, elle gêne la vidange de la vessie : l’urine restée dedans peut fuir.
Après une opération de la prostate
Après une opération de la prostate, les fuites sont fréquentes, surtout juste après le retrait de la sonde. Souvent, elles diminuent en quelques semaines. La rééducation avec un kinésithérapeute aide la continence à revenir.
Pendant cette période, des sous-vêtements absorbants conçus pour l’anatomie masculine aident à garder confort et discrétion. La marque TENA présente par exemple ses protections et sous-vêtements absorbants pour homme sur https://shop.tena.fr/pages/pour-homme. L’essentiel est de choisir un modèle adapté à l’importance de vos fuites et à vos activités.
Les autres causes possibles
D’autres causes peuvent aussi provoquer des fuites. Une radiothérapie de la prostate peut irriter la vessie ou l’urètre et provoquer des troubles urinaires.
Une maladie neurologique, comme Parkinson, peut perturber le contrôle de la vessie. Le diabète aussi peut jouer un rôle.
La toux, la constipation et le surpoids peuvent aggraver les symptômes. Certains médicaments aussi. Demandez à votre médecin si un traitement joue un rôle dans vos fuites : ne changez rien sans son avis.
Fuite à l’effort, urgenturie, regorgement : les formes à connaître
La fuite à l’effort
Une fuite à l’effort apparaît sans besoin préalable, par exemple quand vous toussez, riez, éternuez ou portez une charge. Ce n’est pas une envie d’uriner : la pression sur la vessie suffit à faire couler.

Chez l’homme, elle suit souvent une opération de la prostate, car le sphincter, qui ferme la vessie, perd de sa force. Si une douleur à la verge s’ajoute, voyez comment la calmer.
L’urgenturie
Ces trois signes se ressemblent, mais ils peuvent venir d’un trouble de la vessie, sans désigner la prostate :
- L’urgenturie : une envie soudaine, difficile à retenir, qui peut faire fuir l’urine avant d’atteindre les toilettes.
- La pollakiurie : plus de 7 passages aux toilettes par jour et/ou plus d’un passage par nuit, souvent pour peu d’urine.
- La nycturie : être réveillé la nuit par le besoin d’uriner.
Le regorgement et les fuites mixtes
Une vessie mal vidée peut laisser filtrer de petites quantités : c’est le regorgement. Une prostate qui gêne l’écoulement, ou un trouble de la commande nerveuse, empêche alors de bien la vider.
Les fuites mixtes mêlent pertes à l’effort et pertes précédées d’une envie urgente. Des gouttes après avoir uriné, en vous rhabillant, viennent parfois de l’urètre qui se vide tard, et ne sont pas toujours une incontinence.
Quand voir un urologue, et quand ne pas attendre
Dès les premières fuites, prenez rendez-vous avec votre médecin traitant. C’est lui qui fait le premier point : il évalue l’importance des fuites et leur effet sur votre quotidien.
Lors de la consultation, il vous pose des questions, examine votre corps et analyse vos urines. Selon les résultats, il peut vous orienter vers un urologue.
Certains signes ne peuvent pas attendre : si vous ne pouvez plus uriner, si vous voyez du sang dans vos urines, ou si la fièvre s’ajoute à des signes urinaires, prenez vite un avis médical.
Hors urgence, l’urologue cherche un trouble de la vidange et examine la prostate. Sans orientation de votre médecin traitant, la consultation est moins bien remboursée.
Les traitements, de la rééducation à la chirurgie
La rééducation du plancher pelvien
La rééducation du plancher pelvien est le premier traitement à essayer. Un kinésithérapeute vous apprend à contracter les muscles qui aident à retenir l’urine. Ce sont des gestes simples à répéter.
Après une opération de la prostate, commencez la rééducation dès que l’équipe médicale vous le permet. Si vous la commencez plus tard, elle reste utile. Demandez à votre chirurgien quand la démarrer.
Les médicaments contre l’urgenturie
Quand l’urgenturie, c’est-à-dire un besoin soudain et pressant d’uriner, gêne votre quotidien, le médecin peut proposer des médicaments qui calment la vessie. Il peut aussi proposer des méthodes de stimulation.
Le choix dépend de la cause de vos fuites et du bilan fait par le médecin. C’est donc lui qui décide avec vous. Donnez-lui des détails : quand l’envie arrive, combien de fois vous allez aux toilettes.
La chirurgie et les implants
Si les traitements de première intention ne suffisent pas, l’urologue peut discuter une neuromodulation sacrée ou des injections de toxine botulique dans la vessie.
| Critère | Neuromodulation sacrée | Toxine botulique |
|---|---|---|
| Principe | Stimulation des nerfs qui commandent la vessie | Injections directes dans la paroi de la vessie |
| Effet recherché | Une vessie plus calme | Une vessie moins contractée |
| Réalisation | Appareil implanté, réglé par l’urologue | Injections faites par l’urologue |
Vivre au quotidien sans que les fuites prennent toute la place
Protections et gestes pratiques
Pour choisir, regardez d’abord la quantité de fuites : quelques gouttes ne demandent pas le même modèle qu’un jet.
Pensez aussi à votre confort et à vos activités, puis demandez conseil à un professionnel de santé. La protection complète votre traitement, elle ne le remplace pas.

Pour une sortie, repérez les toilettes à l’avance et emportez une protection de rechange. Au sport, ou quand vous toussez fort, une fuite peut arriver. Notez ces moments : c’est une information utile pour le médecin.
Parlez-lui de vos activités, sport compris, et de vos symptômes. Il pourra adapter la prise en charge à votre quotidien.
Les fuites la nuit
Pour limiter les levers la nuit, notez pendant quelques jours vos boissons et l’heure de chaque passage aux toilettes. Ça montre ce qui aggrave les réveils.
Le soir, buvez un peu moins, mais ne coupez pas fortement vos boissons sans avis médical. Si vous vous levez souvent la nuit pour uriner et que ça dure, parlez-en à votre médecin.
En parler à son médecin ou à ses proches
Parler des fuites est très courant, et votre médecin en entend souvent parler. Avant le rendez-vous, notez depuis quand elles durent, à quel moment elles surviennent et à quelle fréquence.
Ajoutez la liste de vos médicaments et de vos opérations. Un calendrier mictionnel sur 72 heures, avec les volumes et les boissons, lui donnera une image précise.
Pour être bien aidé, dites-le à votre médecin et à vos proches :
- Signalez au médecin une opération ou une radiothérapie de la prostate, une maladie neurologique ou du mal à vider votre vessie.
- Décrivez à vos proches simplement ce qui vous gêne au quotidien.
- Demandez-leur l’aide dont vous avez besoin, par exemple pour organiser les sorties.
Les fuites urinaires chez l’homme ont des causes variées, et des solutions existent pour presque tous les cas. Retenez que la rééducation vient en premier, et que votre médecin décide de la suite avec vous.
Votre prochain pas : prenez rendez-vous avec votre médecin traitant dès maintenant, et apportez vos notes sur vos fuites.






